Coursera: un essai !

Pour une fois, un post un peu moins politique et plus orienté expérience de terrain.

Il y’a quelques temps de cela, j’écrivais sur la notion d’université automatique et de cursus complet en ligne dans ce billet. Quelques mois après, l’EPFL semblait me donner raison en adhérant à la plateforme « Coursera » qui regroupe des offres de cours en ligne et gratuit de plusieurs universités dans le monde. Le 24 Heures en avait fait mention dans ses colonnes.

Je suis toujours convaincu que l’avenir du transfert de connaissances et la réelle démocratisation des hautes études ne se feront qu’au travers d’offre de ce genre. Des personnes ne partageant pas mon point de vue m’ont cependant rétorqué plusieurs arguments:

  • Risque d’établir un système à double vitesse, car l’étudiant n’accéderait pas directement au professeur et devrait s’offrir des appuis personnalisés en complément du cours en ligne.
  • Difficultés de transmettre la connaissance dans certaines matières
  • Partage du savoir entre les étudiants
  • Garantie pour la certification et contre les tricheurs
  • Perte d’indépendance si la plateforme est financée par le privé

Je laisserai le dernier point de côté afin de ne pas retomber dans le débat d’idéologie et politique. Pour le reste, j’ai décidé de me livrer à une petite expérience et je me suis donc inscrit pour suivre un cours en ligne !

Il va de soi que je ne me suis pas inscrit uniquement pour l’expérience, mais aussi parce que je suis tombé sur un cours dont le contenu m’intéressait et que toute connaissance complémentaire est bonne à prendre. Étant donné ma vie déjà bien remplie, je me suis aussi arrêté à un cours de durée assez limitée et pas un cursus complet en électronique comme le propose le MIT.

J’ai donc choisi le cours Computational Investing, part 1 qui traite à la fois d’un domaine que je connais bien: la programmation en Python, et d’un domaine dans lequel j’ai quelques notions très basiques: l’investissement boursier. Le cours est délivré par un professeur de Georgia Tech, aux États-Unis. Le contenu en anglais ajoutera donc un peu de piment à l’ensemble.

De ce que j’ai pu voir jusqu’à présent, l’inscription au site se fait en quelques cliques, le temps de parcourir l’offre de cours, de renseigner les données des bases (nom d’utilisateur, coordonnées, liens vers les réseaux sociaux).

Le site soumet les classiques termes d’utilisations avec les indications sur la protection de la vie privée, leur droit d’utiliser vos données dans le cadre de la recherche uniquement, etc. Élément intéressant, le site a conscience de la problématique de lutte contre la triche et la fausse certification. La solution: un code d’honneur.

Ça paraît un peu faiblard, comme ça, mais je ne vois pas de moyen technique peu coûteux pour réussir à éliminer le problème. A l’avenir, lorsque suffisamment d’universités seront intégrées à ces plateformes, on pourrait imaginer des examens se déroulant sur les sites de tous les partenaires.

En attendant, le cours commence demain, je suis assez impatient de voir ce que ça va donner.

Cet article a été publié dans Education et formation.
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